Cette nouvelle section est une piste cyclable et piétonne réservée aux pratiques douces : marche, course, roller et vélo. D’un point de vue réglementaire, celle-ci est définie comme une route réservée à la circulation des véhicules non motorisés, des piétons et des cavaliers.
La mise en service de ce tronçon intègre officiellement notre territoire au vaste réseau de pistes cyclables et voies vertes du Compiégnois, qui offre à présent plus de 124 km de parcours en forêt, sur les bords de l’Oise et de l’Aisne.
Une histoire locale sur rails : l’ancienne ligne Compiègne-Roye
La voie verte du Pays des Sources se déploie sur une ancienne ligne ferroviaire de 33,7 km, reliant jadis COMPIÈGNE à ROYE (Somme).
Mise en service en 1881, elle desservait 14 gares, dont celles de Coudun et Villers-sur-Coudun.
Ce chemin de fer a joué un rôle stratégique majeur :
- Première Guerre mondiale : Coupée par la ligne de front, la section entre Compiègne et Roye-sur-Matz fut essentielle pour l’approvisionnement de l’armée française.
- Après-guerre : Le transport de marchandises a perduré jusqu’à la fermeture définitive de la ligne en 2002.
La Voie Verte : l’aboutissement d’un projet de territoire
Percevant l’intérêt de valoriser ce linéaire, les élus ont cherché à concrétiser un aménagement de mobilité douce. C’est une ambition locale qui a permis de réaliser le projet :
- 2014 : Les communes de Villers-sur-Coudun et Coudun ont racheté les parcelles de l’ancien chemin de fer au Réseau Ferré de France (RFF).
- 2020 : L’Agglomération de Compiègne a réalisé une première voie verte à Bienville, démontrant la faisabilité du projet et permettant de résoudre des défis techniques (passage sous la RD 1032).
Ces aménagements ont relancé l’intérêt d’aménager le reste de la ligne, aboutissant à l’ouverture de la nouvelle section entre Coudun et Villers-sur-Coudun en 2024. Le Pays des Sources travaille désormais activement pour prolonger cette belle dynamique jusqu’à Ressons-sur-Matz.
Pourquoi une voie douce est essentielle pour le Pays des Sources ?
Face à l’urgence du changement climatique et à l’objectif de réduire localement nos émissions de carbone, les collectivités comme le Pays des Sources et ses communes s’engagent à trouver des solutions durables, notamment dans le domaine de la mobilité.
Le transport représente la principale source d’émission de gaz à effet de serre sur le territoire (43 %), avec une utilisation quotidienne majoritaire de la voiture par nos habitants.
Un axe stratégique pour la mobilité écologique
Pour favoriser l’accès du plus grand nombre aux modes de transport alternatifs et pour être en cohérence avec les aménagements de l’Agglomération de la Région de Compiègne (ARC), la reconversion de l’ancien tronçon ferroviaire en voie verte était la solution la plus évidente et efficace.
Cet aménagement a un impact direct sur le quotidien de près de 3 000 habitants des communes de Villers-sur-Coudun, Coudun et Giraumont. Désormais, les résidents du sud du territoire sont directement connectés au réseau cyclable de Compiègne.
Par extension, ils peuvent accéder facilement aux services urbains essentiels sans utiliser leur voiture :
- La gare
- Les pôles économiques et de santé
- Les établissements d’enseignement
- Les commerces et services
Atout touristique et corridor de biodiversité
Au-delà de la mobilité écologique, la voie verte représente un atout majeur pour l’attractivité touristique de notre région. Elle s’intègre dans un axe régional stratégique (Amiens – Compiègne – Villers-Cotterêts) et se trouve à proximité de l’Eurovéloroute n°3 (la Scandibérique, reliant la Norvège à l’Espagne).
D’un point de vue environnemental, cette voie douce est un élément prépondérant de la Trame Verte et Bleue du territoire du Pays des Sources.
Elle constitue un véritable corridor écologique qui relie divers milieux naturels : plaines agricoles, forêts, zones humides, jardins et rivières.
Ainsi, la gestion des abords de la piste sera spécifiquement appropriée pour :
- Constituer un réservoir de biodiversité pour la faune et la flore locales ;
- Assurer la mise en réseau de tous ces écosystèmes, favorisant la circulation des espèces et la résilience environnementale du territoire.
Phase 1 : Coudun à Villers-sur-Coudun
L’entreprise Eurovia, en charge du chantier, a démarré les travaux en novembre 2023 pour les achever au courant de l’année 2024.
Le coût total prévisionnel de l’opération s’élève à 852 800 € (HT).
- L’État (Donation de Soutien à l’Investissement Local) : 255 840 €
- Conseil Départemental de l’Oise (aides aux communes) : 298 470 €
- Région Hauts-de-France (Fonds de Soutien aux Projets Structurants) : 127 920 €
- Communauté de Communes du Pays des Sources : 170 570 €
ARC* : l’agglomération de la région de Compiègne



