Mareuil-la-Motte

Gentilé : Les Mareuillois (es)

Origine : Réunion de deux localités jadis distinctes : Mareuil et Lamothe-Havet. Marolium, Maroeuil, Mareil, Mareux, Mareuil-à-Cerises, Marueil

Superficie : 9,2 km2

Population (municipale au 1er janvier 2020) : 641 habitants

Son histoire

Le territoire de Mareuil s’étend depuis la vallée du Ru jusqu’au plateau de Saint-Claude. Il est traversé par trois routes départementales (D78, D82 et D142) et comprend deux hameaux : la Motte et Saint-Claude qui est le point culminant du Pays des Sources.
Le dénivelé est de plus de 100 m entre la place publique du village (alt. : +75 m) et le plateau de St-Claude (alt. : + 186 m).
La commune possède une forêt de 100 hectares, les Bois des usages. La tradition orale rapporte, qu’en des temps anciens, ils auraient été donnés par une personne que l’on a coutume d’appeler « la Dame des usages ».

Mareuil-la-Motte, c’est l’histoire de deux villages voisins. En amont, une dizaine d’habitations formaient le village de Lamothe-Havet qui appartint un temps au duc Anne de Montmorency, personnage illustre en son temps et qui fit, notamment, de Chantilly et de son château, la splendeur conservée de nos jours. Moins d’une lieue en contrebas, était le village de Mareuil, rattaché au marquisat de Gournay-sur-Aronde. En 1830, après le rattachement avec Lamothe-Havet, l’orthographe définitive a été adoptée : Mareuil-la-Motte.
Les carrières du plateau calcaire de Saint-Claude donnèrent, des siècles durant, des quantités de pierres blanches qui ont été utilisées dans les chantiers de construction d’antan.
Le village s’est trouvé au cœur des combats de 14-18, sur la ligne de front. Son église fut relativement épargnée. Elle compte parmi les rares constructions élevées dans l’Oise à la fin du XIVe siècle, certaines parties sont plus anciennes et datent du XIIe. Elle est classée monument historique en 1919 et restaurée depuis.

Né à Mareuil vers l’an 1500 et fils de laboureur, Antoine ERLAULT devint recteur de la Sorbonne puis, en 1554, confesseur de la reine de France, Catherine de Médicis. Nommé évêque de Chalon-sur-Saône, il ne fréquenta guère son diocèse. Sa position en fit un témoin, mais aussi un acteur politique, des soubresauts et des convulsions qui agitèrent le pays alors que s’annonçaient les Guerres de religion. Quelques mois après le mariage de la Reine Margot avec le futur roi Henri IV et après les massacres de la St-Barthélémy, sa santé déclinante, il quitta Paris et vint finir ses jours chez son frère, curé à Margny-sur-Matz. Son cœur serait inhumé dans l’église de Mareuil.
On peut voir, blottie contre les murs de la vieille église, l’œuvre d’un charron de la fin du XIXe siècle, Louis, modeste semé. Ce cénotaphe montre le savoir-faire des artisans d’antan.
Avec les années 70, apparut l’engouement pour les pièces d’eau artificielles. Datant de cette époque, l’étang des Sources est devenu propriété de la commune : il est ouvert à la pêche et à la promenade.
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