Cannectancourt

Gentilé : Les Cannectancourtois (es)

Origine : (Nom + court) – Du latin cannetum (lieu couvert de roseaux) + curtis (ferme, domaine rural, village) : Jardin de roseaux.*

Superficie : 7,6 km2

Population (municipale au 1er janvier 2020) : 510 habitants

Son histoire

Le village se situe entre Thiescourt au nord-ouest et les collines de Chiry-Ourscamp et de Dreslincourt. Le ruisseau du ru d’Orval traverse son territoire.
Cannectancourt est un lieu fort ancien, la seigneurie en fut acquise en 932 par Valbert, évêque de Noyon, pour être donnée aux moines de la cathédrale, qui la possédaient encore en 1790.

La ferme de la Carmoye se situe au sud-ouest d’Orval.
L’Écouvillon faisait partie de Cannectancourt.
Orval était un hameau d’une quinzaine de maisons détruites en 1870.
Jusque dans les années 50, on a cultivé les fruits rouges sur la commune et dans les environs. Un marché aux fruits rouges se déroulait à Cannectancourt à la mi-juin et un autre à Suzoy. On dit que les moines de l’Abbaye de Chiry-Ourscamp ont rapporté de leurs différents voyages des graines qu’ils ont ensuite cultivées. Les agriculteurs de la région ont beaucoup cultivé les fruits rouges : les cerises, framboises, groseilles, fraises… Aujourd’hui le marché aux fruits rouges est accueilli à Noyon.
L’église a été bâtie en 1315. Elle connut maints remaniements et dégâts. Elle est dédiée à Notre-Dame de la Nativité. Deux statues, celle de « Saint évêque » datant du XIIIe siècle et celle de la « Vierge à l’enfant » datant du XVIe siècle ont été classées monument historique en 1994, de même que les fonts baptismaux sculptés qui datent du XIIIe siècle.

La tombe d’un soldat mort en 1850, ayant fait de nombreuses campagnes militaires de 1809 à 1814, se trouve dans le cimetière de la commune. Autre souvenir : la tombe du capitaine Jehan Bertran de Balanda, Commandant de la 14e compagnie du 205e régiment d’infanterie, tué en juin 1918 avec son régiment, qui se trouve le long du chemin des Carrières.
Il y avait un cimetière allemand qui a été transféré en celui de Thiescourt. Le reste des pierres de la clôture a servi à ériger le monument aux morts de Cannectancourt.


Situés sur les hauteurs de Cannectancourt, dans le massif dit de « la Petite Suisse », près de la ferme de la Carmoye, les souterrains de la carrière de la Botte constituent un lieu unique en Picardie. Cette carrière est l’un des plus emblématiques témoignages de l’aménagement militaire de notre région et de la guerre “souterraine”.
La carrière de la Botte est une exploitation de pierre calcaire antérieure au premier conflit mondial. Formant une cuvette facile à défendre les combattants Allemands s’y installent à partir de septembre 1914. Ils y creusent des galeries, parfois de plusieurs niveaux. Ces souterrains profonds abritent jusqu’en 1917, les troupes Kaiser. À l’abri des bombardements, le réseau facilite les liaisons entre les lignes de défense et le cantonnement.

 

 

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