Beaulieu-les-Fontaines

Gentilé : Les Bellifontains

Origine : Bellus locus en 1201 (du latin locus “le lieu”), Beaulieu le Comte vers 1530, et Beaulieu-les-Fontaines vers 1835

Superficie : 12,6 km2

Population (municipale au 1er janvier 2020) : 609 habitants

Son histoire

Accolé à Écuvilly, Beaulieu-les-Fontaines est situé sur l’ancienne route de Noyon à Nesle et près de l’ancienne voie romaine Soissons-Amiens. Bourg autrefois important défendu par un château fort, Beaulieu-les- Fontaines a souvent payé un lourd tribut aux nombreux conflits qui, depuis le Moyen Âge, ont jalonné l’histoire de la région.

Beaulieu fut une baronnie érigée en 1490 bien qu’elle existait déjà depuis plusieurs siècles. « Beaulieu fit d’abord partie de la cure d’Écuvilly avec le simple titre de chapelle. La paroisse fut instituée au mois de décembre 1233. ».

L’église de Beaulieu-les-Fontaines daterait de 1233. Maintes fois détruite et reconstruite, elle fut convertie en magasin de salpêtre en 1794. L’église, dont le clocher fut dynamité par les Allemands en mars 1917, n’a pas fait exception. Les parties subsistantes, qui étaient de qualité, ont été détruites pour faire place à l’édifice actuel, qui a été réalisé entre 1928 et 1929 conformément aux plans de l’architecte compiégnois Jean STRA. Reprenant le plan rectangulaire de la construction précédente, l’église est bâtie en assises alternées de briques et de pierres. À l’intérieur, on y voit le baldaquin sauvé de la précédente église.
Son château fortifié lui donna beaucoup d’importance et suscita bien des convoitises. Il fut détruit par les Bourguignons en 1465, puis ravagé par les Impériaux le 27 mai 1676. Le monument s’élevait à proximité du centre actuel de Beaulieu. Il ne reste qu’une partie de l’immense fossé qui l’entourait ainsi que les fondations d’une tour restaurée à la fin du XVIIe siècle. Cette tour abrite aujourd’hui une chapelle et le « cachot de Jeanne d’Arc ». Ces vestiges font partie de la Maison familiale rurale, établissement privé d’enseignement par alternance.
Le passage de la Pucelle d’Orléans est l’évènement le plus marquant de l’histoire de Beaulieu. Le 23 mai 1430, après sa capture près de Compiègne, Jeanne est envoyée au château de Beaulieu-les-Fontaines sous escorte et y resta prisonnière environ un mois.
Beaulieu-les-Fontaines tire son nom des fontaines qui se trouvent sur son territoire. Parmi elles, nous pouvons citer : La fontaine Cayeux nommée la fontaine Saint-Jean-Baptiste en 1849, la plus importante source de Beaulieu. La fontaine Lematte, du nom du dernier fermier du prieuré. La fontaine Saint-Pierre et les deux fontaines précitées alimentaient le village en eau. En 2002, la fontaine Lematte et l’abreuvoir ont été restaurés à l’occasion du Chantier Jeunes du Pays des Sources.
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